Régime parlementaire, régime parlementaire biélectif, régime parlementaire monoélectif, stabilité gouvernementale, légitimité électorale, chef d'État, majorité parlementaire, système parlementaire, fonctionnement des institutions, droit constitutionnel, régime politique, instabilité gouvernementale, cohérence gouvernementale, responsabilité gouvernementale, suffrage universel direct, comparaison des régimes, République de Weimar, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, France, cohabitation, opposition parlementaire, critères de stabilité, pratiques constitutionnelles, parlementarisme rationalisé, séparation des pouvoirs, équilibre institutionnel, droit de renversement d'un gouvernement, renversement du gouvernement, motion de censure, pouvoirs du gouvernement
Si nous envisagions de comprendre le phénomène d'instabilité vis-à-vis de la différence de régime entre monoélectif et biélectif, l'exemple de l'Allemagne de Weimar et sa grande instabilité gouvernementale démontre que cette distinction n'a rien d'un critère fondamental, mais se confond parmi d'autres qui ont parfois une plus grande incidence. Ainsi, comment devons-nous comprendre la stabilité d'un gouvernement ? Ne doit-elle se comprendre qu'à travers les différences de régime, ou existe-t-il une multitude de variables dont les effets jouent un rôle propre dans la stabilité de chaque gouvernement ?
[...] Être dans un régime parlementaire biélectif ou monoélectif ne démontre pas d'incidence particulière sur la stabilité gouvernementale, pour l'expliquer, il faut revenir à la source même du gouvernement : la majorité effective au Parlement. II. Avoir la majorité parlementaire, un critère fondamental à la stabilité face au droit de renversement, mais soumis à des influences extérieures Provenir d'une majorité absolue, stable et cohérente est la garantie essentielle pour le gouvernement et son chef d'obtenir à la fois une force d'action, mais aussi une stabilité importante (A.). [...]
[...] Si nous envisagions de comprendre le phénomène d'instabilité vis-à-vis de la différence de régime entre monoélectif et biélectif, l'exemple de l'Allemagne de Weimar et sa grande instabilité gouvernementale, démontre que cette distinction n'a rien d'un critère fondamental, mais se confond parmi d'autres qui ont parfois une plus grande incidence. Ainsi, comment devons-nous comprendre la stabilité d'un gouvernement ? Doit-elle se comprendre qu'à travers les différences de régime ou existe-t-il une multitude de variables dont les effets jouent un rôle propre dans la stabilité de chaque gouvernement ? Nous verrons dans un premier temps que le chef d'État, son mode d'élection et sa fonction ne sont qu'un marqueur négligeable dans la compréhension globale de la stabilité gouvernementale à cause d'une légitimité et responsabilité variable limitant ses pouvoirs (I.). [...]
[...] Cette formation, elle l'oppose au régime parlementaire biélectif où cette fois-ci le chef de l'État est élu comme le Parlement au suffrage universel direct comme c'est le cas pour la France. Est-ce que cette distinction de régime explique le manque de stabilité actuel de la Grande-Bretagne ? Rien n'est moins sûr. Notre démarche se bornera à l'étude comparative d'abord des régimes parlementaires, excluant ainsi les États-Unis ou la Suisse, mais aussi aux pays européens. Ce dernier critère repose essentiellement sur la prédominance des pays européens et de l'influence de ces derniers dans le monde, en tant qu'inventeur historique de ce régime. [...]
[...] Les régimes parlementaires biélectifs sont-ils plus stables que les régimes parlementaires monoélectifs ? Dissertation_les régimes parlementaires biélectifs sont-ils plus stables que les régimes parlementaires monoélectif ? Depuis le Brexit, la Grande-Bretagne a connu en l'espace de six ans cinq gouvernements consécutifs. Ce phénomène remet considérablement en cause la stabilité gouvernementale du pays, soit la durée plus ou moins longue d'un gouvernement durant une législature. Si le terme stable renvoie à une idée d'équilibre et de permanence des gouvernements, l'instabilité s'envisage de ce fait comme le renversement répété de ces derniers dans un laps de temps assez court, action appartenant pour l'essentiel aux parlements. [...]
[...] Seulement ce critère est soumis à une multitude de variables déterminants qui explique pourquoi dans la pratique on retrouve des fluctuations de stabilité entre les régimes et les États. A. La force d'une majorité stable et cohérente - Force du gouvernement (effectivité de ses décisions) dépend de s'il est soutenu par une majorité, sa légitimée même repose sur la représentation obtenue au Parlement (cohabitation et compromis ou soumission et discipline) Exemple de la Suède : gouvernance de majorité pour le parti social-démocrate des travailleurs > peu d'alternance avec les partis bourgeois - Incidence des parlementaires relève aussi de la séparation des pouvoirs : dépendance, indépendance ou autonomie totale du législatif et de l'exécutif (Maurice Duverger) - Collaboration/concordance entre majorité parlementaire et gouvernement = peu de chance qu'est lieu un renversement (inversement dissolution) Rappel : le gouvernement est choisi en fonction de la majorité parlementaire, il est donc par essence issue de cette dernière > droit de renversement n'est qu'une arme dissuasive de contrôle Si posséder une majorité parlementaire est fondamental pour le gouvernement, il n'est pas toujours aisé de l'obtenir. [...]
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