Démocratie représentative, souveraineté nationale, souveraineté populaire, représentation, exercice du pouvoir, citoyen, participation, mandat impératif, révocation populaire, Constitution, Contrat social, Jean-Jacques Rousseau, Révolution française, paralogisme scalaire
Avant le XVIIIe siècle, le consensus général au sein des penseurs classiques était de considérer la démocratie comme étant le pire régime politique, dont on peut citer notamment le célèbre Platon, très critique à l'égard de celle-ci. Entre autres, ce dernier considère que le peuple est ignare, et ne pouvait ainsi se gouverner. C'est pourquoi il réside jusqu'au XVIIIe siècle une conception divine du pouvoir. Mais le siècle des Lumières vient mettre à mal cette prétention, et fait émerger deux théories, lesquelles ayant en commun l'objectif de mettre fin à l'absolutisme royal, à savoir la souveraineté populaire et la souveraineté nationale. La souveraineté pose dès lors la question de savoir qui est la source du pouvoir politique dans l'État. Ainsi, dans les deux théories citées ci-avant, on est passé d'un pouvoir exercé exclusivement par un seul individu, représentant de Dieu sur terre, à la participation des citoyens au pouvoir politique. Reste à savoir si cette participation au pouvoir des citoyens, à savoir populaire ou national, est conciliable avec l'idée de démocratie qui, quant à elle, désigne un régime où le grand nombre des citoyens prend une part significative à l'exercice du pouvoir.
[...] Ce qui n'est pas le cas du principe de souveraineté nationale, on parle alors d'un mandat représentatif, qui désigne donc l'impossibilité pour les citoyens de révoquer un représentant. C'est notamment le régime qui est appliqué en France. Ainsi, les représentants peuvent très bien ne pas représenter la volonté des citoyens. Pour cause, les représentants représentent la Nation, la communauté politique, ils n'ont dès lors pas de responsabilité vis-à-vis des citoyens. Cela étant, il est légitime de se demander quel est le lien entre représentativité et démocratie ? II. La démocratie et la représentation, des notions complémentaires A. [...]
[...] Cela se nomme la démocratie représentative ; c'est la liaison entre la souveraineté nationale et populaire. De plus, en démocratie représentative il arrive parfois que c'est le peuple qui exerce directement le pouvoir politique. En effet, c'est notamment le cas du référendum, qui permet au peuple d'intervenir sur des questions législatives. Comme ce fut notamment le cas le 24 septembre 2000, a l'initiative de Jacques Chirac, sur la question de la réduction du mandat présidentiel à cinq ans. Toutefois, le faible recours à ce type de pratique donne lieu a de nombreuses revendications populaires pour que les citoyens soit sollicités davantage par le biais des référendums. [...]
[...] Une opposition théorique entre souveraineté populaire et nationale Avant toute chose, rappelons que formellement la démocratie désigne le fait que l'exercice du pouvoir politique appartient au peuple. C'est en ce sens que nous pouvons rapprocher souveraineté populaire et démocratie. La souveraineté populaire pour la première fois théorisée par Jean Jacques Rousseau dans son ouvrage Du contrat social. C'est ainsi l'idée que la source du pouvoir politique appartient au peuple. Peuple lui-même composé de citoyens, tous libre et égaux. Cette liberté s'exprime en ce que chaque citoyen participe a la confection de la loi. [...]
[...] Un alliage de la souveraineté populaire et souveraineté nationale Avant toute chose, reprenons ce que nous avons dit avant ; la souveraineté populaire a pour condition la représentativité et la possibilité de révocation populaire, à l'inverse, pour la souveraineté nationale on parle de représentation et de l'impossibilité de la révocation populaire. Ainsi, la Constitution de 1946 et celle du 4 octobre 1958, ont fait un alliage de la souveraineté populaire et nationale, comme-ci « La souveraineté nationale appartient au peuple français ». En sorte que, la souveraineté est nationale mais elle appartient au peuple, car le c'est le peuple qui élu ses représentants, et ces représentants exercent la volonté du peuple. Pour autant, ils ne sont pas révocable par le Peuple, donc ce n'est pas de la pleinement de la souveraineté populaire. [...]
[...] On peut citer aussi les sociétés primitives telles que la société Guayaki, longtemps utilisée comme exemple. Or, l'intellectuel Frédéric vient mettre à mal cette prétention, en parlant d'un paralogisme scalaire, c'est-à-dire qu'un tel modèle sociétal rousseauiste ne peut pas s'appliquer de la même manière a toutes les échelles. Ainsi, d'abord la démocratie directe fait face a un obstacle pratique. Toutefois, cet idéal populaire est également critiqué par Platon sur le plan moral. En effet, ce dernier considère que le peuple, dans son ensemble, est ignorant. [...]
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