Ve République, Premier ministre, pouvoir exécutif, président de la République, bicéphalisme, administration française, gouvernement
Sous la Ve République, le Pouvoir exécutif est bicéphale, cela signifie que le pouvoir exécutif détient deux têtes distinctes, sous-entendues deux chefs. Ils sont de ce fait deux à exercer ce pouvoir : le Premier ministre et le président de la République doivent, ensemble, mener à bien la politique nationale et faire respecter les lois, ils ont le pouvoir d'édicter des règlements, ils disposent de l'administration, mais aussi de la force armée. Ce pouvoir, selon les régimes, est plutôt favorable avec le chef de l'État, tandis que le chef du Gouvernement s'y retrouve lui plutôt subordonné.
[...] Il a également la possibilité de déléguer certains de ses pouvoirs aux autres ministres. Il peut suppléer le président de la République dans la présidence des Conseils et comités prévus à l'article 15 et, à titre exceptionnel, il peut également suppléer le chef de l'Etat afin de présider le Conseil des ministres par une délégation expresse déterminant un jour particulier. L'ensemble de ces dispositions sont prévues par l'article 21. Le Premier ministre est celui qui mène la politique de l'Etat. [...]
[...] En revanche, le Premier ministre, en tant que chef du Gouvernement doit en grande partie partager son pouvoir. Il partage l'initiative des lois avec les parlementaires, il partage le pouvoir réglementaire avec le président de la République, et il est responsable de la défense nationale, tandis que le président est le chef des armées. Le Président dispose donc d'un grand nombre de pouvoirs et de responsabilités en comparaison de ceux que détient le Premier ministre, ces pouvoirs-là mènent à la dépendance de ce dernier ( B Le Premier ministre : une certaine dépendance envers le président La Constitution de la Cinquième République met en évidence une dépendance claire du Premier ministre tout particulièrement via l'article 8 de la Constitution qui dispose que : « Le président de la République nomme le Premier ministre. [...]
[...] Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. » On constate dès lors que c'est le Président à lui seul qui détient le pouvoir de nommer le Premier ministre, de le mettre au pouvoir, mais implicitement cet article nous montre que c'est également lui qui peut, dès qu'il le souhaite, le révoquer, le destituer de son rôle de Chef du Gouvernement et donc de le démettre de toutes ses fonctions de Premier ministre. [...]
[...] Le Premier ministre est-il un simple collaborateur ? « Le Premier ministre n'est pas seulement un collaborateur, il est aussi le chef d'orchestre de l'action gouvernementale. » Nous expliquait François Fillon, l'ancien Premier ministre français, sous la Présidence de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012 après que ce dernier l'ai qualifié comme collaborateur devant la presse quotidienne régionale le 21 Août 2007. L'ancien Premier ministre démontre par cette citation un double aspect de la fonction de Premier ministre, en effet ce dernier reste malgré tout étroitement lié au président de la République dû à l'aspect bicéphale du pouvoir exécutif ; néanmoins, il conserve tout de même une certaine autonomie dans bien des domaines. [...]
[...] Cela lui permet ainsi de prendre des décisions stratégiques pour assurer la cohérence de l'action gouvernementale. Le Premier ministre peut aussi répartir diverses compétences entre les ministres. Il peut par exemple créer des ministres délégués ou attribuer des missions spécifiques à certains ministres avec comme finalité de répondre à des besoins particuliers. Cette réparation revient au choix seul du Premier ministre, et se fait en fonction des priorités et des nécessités identifiées par celui-ci. Grâce à cela, il adapte la structure gouvernementale en fonction des événements. [...]
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