Souveraineté, souveraineté d'un État, souveraineté nationale, Abbé Sieyès, Carré de Malberg, pouvoir étatique, souveraineté interne, souveraineté externe
[...] il n'existe pas qu'une seule façon de concevoir la souveraineté.
La souveraineté, au sens matériel, consiste à avoir la compétence de sa compétence. Ainsi, lorsque la souveraineté s'exerce par Dieu ou ses prêtes, il sera question de théocratie. Au contraire, dans une monarchie, une seule personne sera titulaire de la souveraineté, alors que, dans une oligarchie, c'est un groupe de personnes qui en sera titulaire.
Dans une démocratie, il est plus complexe de définir les titulaires de la souveraineté en raison des pensées différentes des auteurs sur le sujet.
[...] La conséquence de l'exercice de cette souveraineté est que le citoyen est actif. Le mandat devient impératif et l'électorat devient un droit. Une fois le terme de souveraineté défini, il convient de distinguer la souveraineté de l'État et la souveraineté dans l'État. Cette distinction a été opérée par Carré de Malberg, juriste positiviste et constitutionaliste français. Plus précisément, Carré de Malberg distinguait la souveraineté interne (critère interne) de la souveraineté externe (critère externe). La souveraineté de l'État peut s'assimiler au pouvoir étatique lui-même en ce qu'il ne dérive d'aucun autre pouvoir et n'a pas d'égal dans l'ordre interne et dans l'ordre international. [...]
[...] Dans quelle mesure la souveraineté étatique est-elle appliquée au niveau interne et au niveau externe ? - Introduction La souveraineté de l'État et la souveraineté dans l'État Jean Bodin (1530-1596), dans son ouvrage « Les 6 livres de la République » (1576), définissait la souveraineté comme un attribut essentiel de l'État. Ainsi, il avançait l'idée selon laquelle « la souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République ». A l'origine, Jean Bodin préconisait dans son ouvrage une souveraineté monarchique sans pour autant exclure d'autres principes de souveraineté. [...]
[...] La nation est donc distincte des individus qui la composent. La conséquence de l'exercice de cette souveraineté est que le citoyen est passif. Dans ce cas-là, il y aura un mandat représentatif, l'électorat devient une fonction et le suffrage devient censitaire. Rousseau, quant à lui, a développé la théorie de la souveraineté populaire où le peuple est titulaire de la souveraineté. Autrement dit, chaque citoyen détient une fraction de la souveraineté et a le droit de participer directement à son exercice. [...]
[...] Autrement dit, la souveraineté dans l'État, aussi appelée le critère interne, est le fait pour l'État d'exercer son indépendance. Finalement, ces deux notions juridiques sont intimement liées dans la mesure où elles sont interdépendantes l'une de l'autre. En effet, l'effectivité de l'une permet l'existence de l'autre. En conséquence, dans quelle mesure la souveraineté est-elle appliquée au niveau interne et au niveau externe ? S'il convient d'opérer une distinction entre la souveraineté interne et la souveraineté externe il ne faut pas pour autant faire abstraction de leur complémentarité (II). [...]
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