Pouvoir présidentiel, irresponsabilité pénale, Ve République, Régime parlementaire, Président de la République, Suffrage universel direct, article 5 de la Constitution, article 15 de la Constitution, article 20 de la Constitution, Général de Gaulle, Emmanuel Macron, pouvoirs du Président, concentration des pouvoirs, irresponsabilité présidentielle, Gilets jaunes, présidentialisme
Le rôle joué par le président de la République depuis 1958 fait l'objet de multiples commentaires. L'omnipotence présidentielle qu'a contribué à légitimer ce mode de désignation du Président est une de celles qui reviennent le plus souvent.
Dans ce contexte, le huitième et dernier Président élu a été amené à donner sa vision des choses, et ses interventions orales lors du « Grand débat avec les intellectuels » le 18 mars 2019 à l'Élysée, résument sa position. [...]
La centralité du rôle du Président de la République a été au contraire sans doute l'une des principales caractéristiques du régime établi en France depuis à présent plus de soixante ans.
Cependant, Emmanuel Macron, bien que mettant en avant cette primauté présidentielle, ne souligne-t-il pas le fait que cette dernière serait mise en mal depuis quelques temps ?
[...] Une tendance lourde de la Ve République Dans son intervention, Emmanuel Macron relève regarder « les choses et comment cette fonction a évolué depuis le début de la Ve République ». Le Président de la République, « la clef de voûte des institutions », a un rôle bien plus large que celui que lui donnerait la Constitution en son titre II. Cela a été inauguré par le fondateur du régime, le Général de Gaulle. Les successeurs du Général de Gaulle et Georges Pompidou n'ont pas démenti cette pratique des institutions ; en effet, ils ont confirmé voire ont pérennisé la tendance. [...]
[...] La fragilisation de la fonction présidentielle Emmanuel Macron relève qu'aujourd'hui, « le système ne respire pas suffisamment dans le cadre du quinquennat », pointant une fragilisation de la fonction présidentielle. Pressés par le mandat de seulement cinq ans, les Présidents sont devenus « Président-Premier ministre ». La verticalité du pouvoir n'a jamais été aussi frappante. Les nouveaux élus ont pu être grisés par cette situation où au fond, le Premier ministre n'est qu'une espèce de collaborateur. L'impopularité présidentielle croît et ces Présidents de la République soutenus au Premier tour par 20% de inscrits manquent de soutien ; leur légitimité est fragile. Le Premier ministre ne peut leur servir de fusible. [...]
[...] Dans son intervention, Emmanuel Macron justifie cette primauté présidentielle par l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. Il est vrai que ce mode de scrutin, décidée en 1962 en quelque sorte, validé cette tendance. II- Une concentration critiquable des pouvoirs L'irresponsabilité du Président Le principe est l'irresponsabilité du Président pour les actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions, à la fois sur le plan politique et sur le plan pénal. Les différents moyens dont dispose le Parlement pour contrôler politiquement le Gouvernement ne menacent cependant pas l'action gouvernementale. [...]
[...] L'ampleur assumée du rôle du Président La revendication de la primauté présidentielle Dans son intervention, il ne fait aucun doute qu'Emmanuel Macron revendique la primauté présidentielle en assumant la verticalité du pouvoir qui croise l'horizontalité de l'action politique. D'abord, il fait allusion à la verticalité de son pouvoir en dénonçant le fait que « beaucoup de gens qui ont dénoncé la concentration des pouvoirs n'aiment plus du tout toute forme d'autorité que ce soit en démocratie ». Parler de concentration de pouvoir, c'est exprimer en réalité la primauté du Président de la République. [...]
[...] L'affirmation de la primauté présidentielle n'est cependant pas une spécificité de l'actuelle présidence. La centralité du rôle du Président de la République a été au contraire, sans doute l'une des principales caractéristiques du régime établi en France depuis à présent plus de soixante ans. Cependant, Emmanuel Macron bien que mettant en avant cette primauté présidentielle, ne souligne-t-il pas le fait que cette primauté serait mise en mal depuis quelques temps ? Au-delà du constat d'une prééminence présidentielle, la présidence de la République n'est-elle pas fragilisée ? [...]
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