PME Petites et Moyennes Entreprises, SARL Société à Responsabilité Limitée, régime social, régime fiscal, SAS Société par Actions Simplifiée, optimisation fiscale, sécurité sociale, statut du dirigeant, cotisations sociales, protection sociale, rémunération du dirigeant, dividendes, flat tax, charges sociales, contrat Madelin, TNS Travailleurs Non Salariés, prévoyance sociale, plus-values, URSSAF, gouvernance, financement des entreprises, cession d'une entreprise, transmission d'une entreprise, charges d'entreprise, allègements fiscaux, optimisation sociale, risque professionnel, assurance chômage, PFU Prélèvement Forfaitaire Unique, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, droit des sociétés
Le cabinet vient d'être saisi par une personne souhaitant créer une PME et qui hésite entre la SARL et la SAS. Il souhaite savoir quel statut choisir pour lui permettre d'optimiser la fiscalité tout en sécurisant sa protection sociale.
L'objectif de la mission est de fournir au client un schéma de décision clair entre SARL et SAS, en combinant à la fois l'impact fiscal (IS/IR, dividendes, rémunération...) et le statut social du dirigeant (coût, protection, contrats complémentaires).
[...] L'optimisation fiscale de la SAS n'est efficace que si elle est envisagée avec la politique sociale du dirigeant et la stratégie globale de la société. Ce qui ne doit pas être perdu de vue. Le régime fiscal de la rémunération du président La rémunération qui est donnée au président de la SAS relève du régime fiscal des traitements et salaires. Elle est donc déductible du résultat de la société et imposable de façon normale, entre les mains du dirigeant à l'IR. [...]
[...] Par ailleurs, l'option fiscale « SARL de famille » n'a pas d'effet particulier sur le régime social applicable. Ainsi, au regard de ces règles rappelées, le cabinet observe que le statut social du gérant de SARL est dépendant de la détention du capital, ce qui crée une différence de traitement entre les dirigeants majoritaires et minoritaires. Ce critère conditionne à lui seul l'affiliation au régime des indépendants ou au régime général. Cette dépendance structurelle constitue un élément de rigidité dans la gestion sociale de la société, ce sur quoi le cabinet insiste évidement auprès du client. [...]
[...] En SARL, quand le dirigeant est gérant majoritaire et affilié au régime TNS, les dividendes excédant des capitaux propres, du compte courant d'associé ou de la valeur de rachat des parts sont soumis aux cotisations sociales TNS31. Ce mécanisme neutralise la transformation artificielle du salaire en dividende : au-delà du seuil, le dividende redevient « socialisé », sans ouvrir de droits supplémentaires en contrepartie. La contrainte est donc à la fois financière et asymétrique. À l'inverse, dans la SAS, le président affilié au régime général n'a pas de cotisation sociale sur les dividendes. Ce cadre rend l'arbitrage au dividende plus attractif sur le court terme. [...]
[...] L'IR n'est un outil d'optimisation que dans un contexte précis (début d'activité, déficits anticipés, TMI faible). Toute décision d'option doit être articulée avec la stratégie de distribution, la fiscalité personnelle des associés et l'horizon de détention des titres. Régime fiscal des dividendes Les dividendes distribués par une SARL sont soumis au PFU de ( IR + prélèvements sociaux), avec la possibilité d'opter pour le barème progressif assorti d'un abattement de Dans les deux cas, les prélèvements sociaux sont de 17,2 La spécificité de la SARL concerne les gérants majoritaires TNS : au-delà de des capitaux propres, du compte courant d'associé ou de la valeur de rachat des parts (base la plus élevée), la partie excédentaire est assujettie aux cotisations sociales TNS. [...]
[...] Il conditionne à la fois le coût réel de la protection sociale pour la société et l'étendue de la couverture à laquelle le dirigeant aura droit. L'analyse fait par le cabinet se concentre sur trois volets : la nature du régime social applicable, le rapport entre coût et protection et les outils de sécurisation sociale complémentaires. Le régime social du président de SAS Le cabinet relève que le président de la SAS appartient au régime général de la sécurité sociale des salariés13 à partir du moment où son mandat est rémunéré, et ce quel que soit son niveau de participation au capital. [...]
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