Des délits et des peines, De la peine de mort, Cesare Beccaria, peine de mort, peine capitale, barbarie, tyrannie, esclavage perpetuel, réclusion perpétuelle, dissuasion, légitimité de la peine, justice, histoire du droit, sanctions pénales, principe de proportionnalité
En droit, la question de la peine de mort s'est nécessairement posée en tant que sanction, en tant que peine à la commission d'une infraction. La peine peut être définie comme étant la sanction infligée à l'auteur d'une infraction. On dit, en droit, qu'elle revêt trois caractères : elle est légale, égale pour tous, mais également personnelle. Elle recouvre différentes fonctions : afflictive, comminatoire ou encore dissuasive, par exemple. Cesare Beccaria s'est notamment penché sur le sujet dans le chapitre XVI intitulé "De la peine de mort" issu de son ouvrage à la fois philosophique et politique Des délits et des peines (1764).
[...] La question qui se pose alors en l'espèce est la suivante : Quel est le contour que dresse Cesare Beccaria quant à la peine de mort dans le chapitre XVI de son ouvrage ? Afin de répondre à cette question, il convient de s'intéresser dans un premier temps au rejet total de l'auteur de la peine de mort avant de se pencher, dans un second temps sur l'alternative qu'il propose, à savoir, l'esclavage perpétuel (II). Un rejet total de la peine de mort Cesare Beccaria rejette de manière ferme la peine de mort. [...]
[...] En lieu et place de la peine de mort, Cesare Beccaria propose une autre peine qu'il appelle l'esclavage perpétuel. II- Une alternative proposée : l'esclavage perpétuel Pour remplacer la peine de mort, Cesare Beccaria propose une autre peine, une alternative : l'esclavage perpétuel. Cette peine a à la fois l'avantage de la rigueur et de l'épouvante L'avantage de la rigueur Citation : "L'esclavage perpétuel, substitué à la peine de mort, a toute la rigueur qu'il faut pour éloigner du crime l'esprit le plus déterminé." Explication : Pour remplacer la peine de mort, Cesare Beccaria propose l'esclavage perpétuel. [...]
[...] Il s'agit de la peine la plus lourde depuis que la peine de mort a été abolie par la loi du 9 octobre 1981. Cette peine, également lourde, ne suffit pourtant pas non plus à dissuader l'auteur de commettre un crime. Outre l'absence de dissuasion de la peine de mort, cette dernière n'est pas légitime pour l'auteur. L'absence de légitimité de la peine de mort Citation : "Ne peut-on pas dire que ces lois ne sont que le masque de la tyrannie ; que ces formalités cruelles et réfléchies de la justice ne sont qu'un prétexte pour nous immoler avec plus de sécurité ( . [...]
[...] Cette peine a également de très intéressant, pour l'époque, le fait qu'elle puisse être stoppée et qu'elle permette alors de corriger les éventuelles erreurs judiciaires et ce, à l'inverse de la peine de mort. L'avantage de l'épouvante Citation : "La peine de l'esclavage a cela d'avantageux pour la société qu'elle épouvante plus celui qui en est le témoin que celui qui la souffre." Explication : Cette affirmation est correcte et elle va dans le sens de la dissuasion par le biais de l'intimidation. Il convient de faire voir à la société que la personne souffre. [...]
[...] Une réelle idée de souffrance est envisagée par Beccaria dans l'intégralité de son chapitre. Commentaire : Si l'on se base sur les trois caractères de la peine, l'esclavage perpétuel pourrait être légal si déterminé par la loi. Il pourrait être une peine égale à tous. Enfin, cette peine est personnelle dans le sens où seul le coupable est atteint par la sanction pénale bien que l'auteur parle d'épouvante du témoin. La peine de mort elle n'est pas totalement personnelle puisqu'elle fait également souffrir les proches de l'auteur de l'infraction en le faisant disparaitre. [...]
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