Autorité démocratique, démocratie, légitimité étatique, État de droit, participation citoyenne, autorité de l'État, consentement des citoyens, régime démocratique, pouvoir autoritaire, tyrannie de la majorité, contrat social, droit de résistance, légitimité, représentation démocratique, suffrage universel direct, autorité verticale, État démocratique, démocratie représentative, décision budgétaire, réforme sociale, vote des citoyens, pouvoir de l'État, Thomas Hobbes, John Locke, Jean-Jacques Rousseau, Tocqueville, Winston Churchill, Périclès, Athènes, DDHC Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Le Léviathan, De la démocratie en Amérique, séparation des pouvoirs, consentement, CPAG Centre de Préparation à l'Administration Générale
H. Arendt constatait que « l'autorité a disparu du monde moderne », du moins dans sa définition traditionnelle. Ce constat, formulé au XXe siècle, trouve aujourd'hui un écho particulier : le principe même d'une autorité verticale, longtemps perçue comme naturelle, fait l'objet d'une remise en cause et tend à s'étendre à l'ensemble de la sphère sociale.
Cette crise ne touche pas seulement les régimes autoritaires, mais également les démocraties elles-mêmes. Cette tension se manifeste concrètement dans l'actualité. En novembre 2018, le mouvement des Gilets jaunes a révélé les attentes contradictoires d'une partie de la population face à l'État. En effet, il est né d'un sentiment de défiance envers l'État, mais débouche pourtant sur une demande plus forte d'intervention, en matière de protection sociale ou de sécurité. Autrement dit, on conteste l'État, mais on continue d'attendre beaucoup de lui.
[...] Ce qui distingue l'autorité démocratique des autres formes d'autorité, c'est qu'elle vient du peuple lui-même. En effet, comme le rappelait D. Diderot, « aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres ». L'analyse de M. Weber est indispensable. Il distingue trois types de domination légitime : la domination traditionnelle, fondée sur l'héritage et la coutume, la domination charismatique, fondée sur la personnalité exceptionnelle du chef, et la domination légale-rationnelle, fondée sur des règles adoptées de manière collective auxquelles tous obéissent. [...]
[...] Dès lors, comment l'autorité de l'État peut-elle être assurée dans un régime démocratique sans en contredire les fondements ? Si l'existence d'une autorité dirigeante est inhérente à toute société, la démocratie en propose une forme renouvelée car elle repose sur le contrôle et le consentement des gouvernés Toutefois, l'autorité de l'État démocratique fait aujourd'hui l'objet d'une crise de légitimité profonde qui impose de repenser les fondements sur lesquels elle repose (II). I. I)Si l'existence d'une autorité dirigeante est inhérente à toute société, la démocratie en propose une forme renouvelée car elle repose sur le contrôle et le consentement des gouvernés A. [...]
[...] Ce mouvement, justifié par le sentiment que l'État ne pouvait plus gouverner au nom du peuple a conduit à des semaines d'affrontement, des blocages et des dégradations. Aux États-Unis, la contestation du résultat des élections par D. Trump en 2020 ayant conduit à l'assaut du Capitole montre jusqu'où peut aller la remise en cause de l'autorité de l'État. Dans ce cadre, c'était la légitimité électorale, fondement de la légitimité de l'autorité démocratique qui était remise en cause. Or, lorsqu'une autorité n'est plus reconnue, elle cesse d'être une autorité et redevient un simple pouvoir qui ne peut s'imposer que par la force. [...]
[...] L'autorité de l'État vous paraît-elle pouvoir être assurée dans un État démocratique ? - Culture générale CPAG Prénom NOM Concours envisagés : IRA/INET CPAG Composition de Culture générale L'autorité de l'État vous paraît-elle pouvoir être assurée dans un État démocratique ? H. Arendt constatait que « l'autorité a disparu du monde moderne », du moins dans sa définition traditionnelle. Ce constat, formulé au XXe siècle, trouve aujourd'hui un écho particulier : le principe même d'une autorité verticale, longtemps perçue comme naturelle, fait l'objet d'une remise en cause et tend à s'étendre à l'ensemble de la sphère sociale. [...]
[...] Les théories du contrat social permettent de comprendre pourquoi. Pour Hobbes (Le Léviathan), sans autorité, la société retombe dans une « guerre de tous contre tous ». L'obéissance à l'État n'est donc pas une soumission, mais un choix rationnel pour garantir la sécurité. De même, pour Locke, l'autorité est précisément ce qui permet de protéger les droits et les libertés. Les rares sociétés contemporaines où l'autorité de l'État a fait défaut, à l'image de la Somalie, sont devenues des zones de non-droit sans liberté réelle. [...]
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