De la vénalité des offices, Cardin Le Bret, justice royale, monarchie absolue, Louis XII, patrimoine de l'Etat, administration publique, finances, régime monarchique, jurisprudence, fonction publique, gestion publique
L'office était une fonction publique régie par l'État monarchique afin de gérer les affaires du royaume. La fonction publique pouvait jadis se commercer telle une valeur marchande, elle pouvait être pourvue aux particuliers ou à l'État lui-même. Cette pratique « vénale » se confronte directement aux autres principes reconnus par l'État de droit, à savoir : la valeur de chacun, l'ancienneté, le mérite ou encore les compétences des citoyens.
Cardin Le Bret, seigneur de Flacourt, homme politique, juriste et conseiller d'État, va rédiger une missive contre ce qu'il appelle la « vénalité des offices ».
[...] Ainsi, comment expliquer la vente des offices par le roi et quelles répercussions cette pratique vénale aura sur l'État monarchique ? La vénalité des offices : un l'intérêt pécunier devenu patrimoine d'État A. Un État monarchique endetté : l'intérêt de la vente des offices C'est dès le XVIème siècle que l'Etat royal, ruiné par des guerres, commence à manquer d'argent et ne peut plus contracter de dettes. Dès lors, et de façon assez ingénieuse le roi va décider de céder les offices pour combler le manque de liquidité dont souffre le royaume. [...]
[...] A titre illustratif, l'auteur fait mention d'une affaire opposant deux parties aux revenus très éloignés, il existe un réel dilemme pour le juge, l'argent ou la justice. Avezou Laurent, « Louis XII. Père du peuple : grandeur et décadence d'un mythe politique, du XVIe au XIXe siècle », Revue historique, 2003/1 (n° 625), p. 95-125. DOI : 10.3917/rhis.031.0095. URL : https://www.cairn.info/revue-historique-2003-1-page-95.htm Jurisconsulte distingué, Le Bret compte, avec Charles Loyseau, avec Guy Coquille et tant d'autres, parmi les théoriciens de la monarchie absolue. [...]
[...] La progressive patrimonialisation des offices : une nécessité d'État Dès lors et suites aux problématiques rencontrées, la progressive patrimonialisation des offices commença. Le bien patrimonial représente tout bien cessible, évaluable en argent et saisissable. C'est ainsi qu'une fois la vente rendue possible, les offices rentrent dans la catégorie des biens patrimoniaux, alors que ce ne fut pas le cas aux prémices de la création des offices. II) La vénalité des offices : les malversations inégales échappant au roi A. Une administration empreinte d'altérité : la naissance d'une opposition La politique menée par le roi va engendrer de nombreuses contestations au sein de l'Etat monarchique. [...]
[...] ?uvres, Livre II, De la vénalité des offices - Cardin Le Bret (1689) - Comment l'auteur explique-t-il la vente des offices par le roi et quelles répercussions cette pratique vénale aura-t-elle sur l'État monarchique ? Commentaire de texte : Cardin le Bret, ?uvres, livre II, chapitre 8 : De la vénalité des offices, édition de 1689 « Si un souverain semble pleinement incarner le caractère atonal, neutre et insipide de la médiocrité, c'est bien Louis XII (1498-1515). Ses biographes les plus récents l'ont tous souligné, comme pour se disculper d'avoir choisi un sujet d'allure aussi peu avenante ».[1] Louis XII fut un précurseur, en ce sens qu'il est le premier Roi à tirer de l'argent pour la nomination aux offices des finances afin de s'acquitter des dettes héritées par ses prédécesseurs. [...]
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