Louis XV, séance de la flagellation, Parlement de Paris, lettre de jussion, monarchie absolue, royauté absolue, pouvoir souverain, Ancien Régime, Révolution française, système féodal, noblesse française, absolutisme, pouvoir législatif, souveraineté de la couronne, Louis XVI, histoire de France, Royaume de France
Il s'agit d'un extrait du procès-verbal de la séance du Parlement de Paris du 3 mars 1766, dite « séance de la flagellation » au cours de laquelle a été lue la lettre de jussion du roi Louis XV visant à faire passer un texte de loi à la suite des remontrances du Parlement. Avant application, tous les textes législatifs devaient être contrôlés par les cours souveraines.
Ainsi, l'auteur de cette réponse, le roi Louis XV (1710-1774), a ordonné que la lecture soit faite en sa présence par un magistrat [...].
[...] Procès-verbal de la séance du Parlement de Paris - Louis XV (1766) - En quoi les propos du roi Louis XV relèvent-ils d'un discours d'autorité face à la conduite du Parlement plutôt menaçante ? La séance de la flagellation - Commentaire de texte. Texte : Procès-verbal de la séance du Parlement de Paris, le 3 mars 1766, dite « séance de la flagellation » (dans : Remontrances du Parlement de Paris du XVIIIe siècle. Tome éd. Jules Flammermont, Paris p et suiv.) Introduction « Entreprendre d'ériger en principe des nouveautés si pernicieuses, c'est méconnaître les véritables lois fondamentales de l'État. » (l.23-24) Il s'agit d'un extrait du procès-verbal de la séance du Parlement de Paris du 3 mars 1766, dite « séance de la flagellation » au cours de laquelle a été lue la lettre de jussion du roi Louis XV visant à faire passer un texte de loi à la suite des remontrances du Parlement. [...]
[...] Ils lui doivent obéissance. L'inverse est impensable pour lui. « C'est donc illusion » (l.10). Il utilise même le verbe « imaginer » (l.11) pour insister sur le caractère irréalisable des idées parlementaire. Transition En corrigeant les fausses idées, le roi fait ainsi allusion à son pouvoir absolu, telle une mise au point. Partie II - Rappel de la monarchie absolue Chapeau introductif En guise de sanction, le roi revient sur sa puissance souveraine Il n'omet pas, bien entendu, de rappeler la théorie du droit divin A. [...]
[...] Ce pouvoir auquel il fait allusion est celui de destituer, d'emprisonner, de juger et de condamner à mort des parlementaires. Bilan En conclusion, la lettre du Roi vise essentiellement à rappeler le caractère absolu et divin de son pouvoir. C'est probablement pour effrayer le Parlement dont le harcèlement parlementaire à l'encontre de l'absolutisme, au moyen d'actions contestataires de plus en plus virulentes, s'avère être une menace pour le pouvoir royal. Ouverture En fait, le constat, après lecture, est que l'abolition des principes de la monarchie absolue constituait une étape indispensable pour permettre la mise en place de réformes. [...]
[...] En rejetant une telle gouvernance, le roi Louis XV s'approprie pour lui seul la souveraineté de la couronne. Il ne veut pas perdre le contrôle absolu des pouvoirs législatifs. Transition Cette opposition entre le roi et la Nation elle-même reflète un désaccord tant sur les idées que les principes. B. Dénonciation des pratiques politique des parlements : « Je connais l'importance de leurs services : c'est donc une illusion, qui ne tend qu'à ébranler la confiance par de fausses alarmes, que d'imaginer un projet formé d'anéantir la magistrature, ses seuls, ses vrais ennemis sont ceux qui, dans son propre sein, ; qui lui font dire ; que ce corps, ; qu'il est le siège, le tribunal, l'organe de la Nation ; » (l.10-15) Reformulation, analyse et interprétation C'est pourquoi, le Roi insiste sur le caractère illusoire des théories subversives des parlementaires. [...]
[...] Cela signifie que le Parlement dépend de lui dans l'exercice de ses fonctions qui sont l'enregistrement des lois ainsi que leur mise en exécution. C'est donc le roi et lui seul qui fait les lois, sans autre institution, sans le Parlement. Transition La détermination dans les propos du Roi affirme l'absolutisme de son pouvoir, notamment en matière législative et bien au-delà en évoquant notamment la raison. B. Au sujet de la protection divine du Roi « tout le pouvoir que j'ai reçu de Dieu pour préserver mes peuples des suites funestes de ces entreprises. [...]
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