Le Procès Goldman, Cédric Kahn, cinéma, film judiciaire, Pierre Goldman, militantisme, extrême gauche, vol à main armée, homicide, réclusion perpétuelle, avocat, Gisèle Halimi, discrimination, racisme, acquittement
Le Procès Goldman est un film français réalisé par Cédric Kahn et sorti en 2023. Tourné à la manière d'un huis clos, le film est un mélange de fiction et de réalité. Il retrace le déroulement du second procès de Pierre Goldman, un militant d'extrême gauche, accusé d'avoir commis quatre vols à main armée à Paris entre 1969 et 1970, dont le dernier a entraîné la mort de deux pharmaciennes et pour lequel Pierre Goldman a toujours clamé son innocence. À la suite d'une première condamnation à la réclusion à perpétuité en 1974, il est à nouveau jugé devant la Cour d'assises d'Amiens en 1976, après que la Cour de cassation a cassé le premier verdict.
[...] Avocat, un métier complexe Dans Le Procès Goldman le métier d'avocat pénaliste est presqu'un sacerdoce. Le film nous plonge dans les coulisses de la profession, ce qu'il se passe lors d'une suspension d'audience, où le spectateur assiste à une séance de « recadrage » entre Goldman, incontrôlable, et Kiejman (le comportement du client pouvant en effet nuire à la défense et à lui-même) ou encore les choix opérés lors de la préparation des plaidoiries. Dans le film, l'avocat exerce à la fois un métier de stratège (il s'agit déjouer les plans adverses, anticiper les coups, se préparer à l'inattendu, surprendre à son tour?) mais également un métier humain qui requiert de l'empathie, un investissement personnel, une part de subjectivité. [...]
[...] Le Procès Goldman - Cédric Kahn (2023) Le Procès Goldman est un film français réalisé par Cédric Kahn et sorti en 2023. Tourné à la manière d'un huis-clos, le film est un mélange de fiction et de réalité. Il retrace le déroulement du second procès de Pierre Goldman, un militant d'extrême-gauche, accusé d'avoir commis quatre vols à main armée à Paris entre 1969 et 1970, dont le dernier a entraîné la mort de deux pharmaciennes et pour lequel Pierre Goldman a toujours clamé son innocence. [...]
[...] Le sujet du film de Cédric Kahn pourrait être un sujet redondant. Or, le style, la sobriété et la justesse du ton en font un film remarquable et inédit, mêlant les intrigues d'un procès avec l'histoire d'une époque. Les prestations sont convaincantes, les reconstitutions bien ficelées. Grâce à cette réalisation soignée, Cédric Kahn a su rendre justice au monde de la justice et à ses acteurs, tandis que nous vivons dans un contexte social où beaucoup sont tentés de privilégier une justice expéditive au mépris de la présomption d'innocence. [...]
[...] La défense, de son côté, alerte sur le doute qu'il faut parfois porter à la parole policière et parvient à démontrer la faiblesse et les défauts du témoignage : approximation, contradiction, oubli, revirement? Finalement, ce qu'il en reste, c'est le doute. Et, dans le cas de Pierre Goldman, le doute profite à l'accusé. C'est toute la difficulté d'un procès pénal qui en ressort : faute de preuves matérielles tangibles et suffisantes, comment accueillir la parole du témoin ? Quelle place lui donner ? [...]
[...] Car, dans certains procès, la petite histoire rejoint la grande histoire. Un procès miroir de la grande histoire Le film rend compte du contexte politique particulier dans lequel se situe le second procès de Pierre Goldman. Il fait d'ailleurs un clin d'?il au contexte politique sulfureux et agité de l'époque avec la mention des événements de mai 68 et celle de l'avocate Gisèle Halimi déjà connue pour le procès de Bobigny en 1972. Les faits reprochés à Goldman et son procès reflètent une époque : les « années de plomb » (1960-1980), la confrontation violente entre les militants d'extrême-gauche et ceux d'extrême-droite, l'activisme politique, la lutte armée? [...]
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