Rôle du juge, justice pénale, Etat de droit, application de la loi, légitimité juridique, bloc de constitutionnalité, magistrats, infraction, victime, procès équitable, impartialité des juges, principe d'équité, conseil supérieur de la magistrature, indépendance des juges, déontologie, modernisation du droit
L'action de juger intervient à la fin du processus légal, c'est-à-dire après le recueil des preuves à charge et à décharge, des différents témoignages (victime(s), psychologue ou médecin le cas échéant, etc.), la plaidoirie de la défense. L'action de juger est forte dans la mesure où de celle-ci dépendra la vie de l'accusé, sa liberté notamment. Cette action est pourtant nécessaire, puisqu'elle permet d'assurer la justice, la paix sociale, mais également la protection des droits de chacun. Et puisque nul ne peut se faire justice à soi-même, cette action est dévolue à un tiers impartial, indépendant, intègre et doté d'une certaine probité.
[...] Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature." L'article 66 du même texte mentionne le fait que "Nul ne peut être arbitrairement détenu. L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe." Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) intervient également en tant que garantie institutionnelle. La loi organique n° 2010-830 du 22 juillet 2010 relative à l'application de l'article 65 de la Constitution est venue réformer profondément le CSM dans le but de renforcer l'indépendance de la magistrature. [...]
[...] Une dynamique d'innovation et de transformation est donc souhaitée au service de la Justice. Aujourd'hui, dans une moindre mesure, la justice numérique est déjà en place avec la tenue d'audiences à distance ou encore la dématérialisation des procédures (PPN). [...]
[...] En ce sens, l'État de droit est plus facilement recherché et accepté de tous. Outre garantir la bonne application de la loi et de l'État de droit, la juge et la justice en générale renvoient au pilier de la paix sociale. La justice pénale, pilier de la paix sociale L'action de juger ne vise pas seulement à punir l'auteur de l'infraction, elle vise également à rétablir l'ordre troublé par l'infraction. En ce sens, le juge apaise la société tout en réaffirmant ses valeurs communes telles que le respect de la vie en communauté, de la dignité de chacun et de la loi, cette loi qui est applicable à tous et qui est la même pour tous. [...]
[...] Elle traduit une crise de confiance dans l'institution censée incarner l'impartialité, la vérité et la loi. Ses causes sont nombreuses : une justice distante et inefficace (lenteur et complexité de la procédure, difficulté du langage juridique, insuffisance des moyens humains). Du côté socio-politique, la justice est perçue comme miroir des tensions sociales (inégalité devant la justice avec une partie "forte" et une partie "faible", confusion entre la justice judiciaire et médiatique accompagnés d'une crise de légitimité des institutions démocratiques). Enfin, sur le plan symbolique et culturel, le jugement est perçu comme dépourvu de sens avec une déshumanisation de l'acte de juger. [...]
[...] Cet encadrement permet d'assurer l'équilibre entre autonomie judiciaire et responsabilité. La question de savoir qui juge le juge se pose aussi : les appels et les pourvois en cassation permettent de revenir sur un jugement, sur une décision rendue. En outre, le conseil supérieur de la magistrature (CSM) exerce un contrôle disciplinaire des magistrats couplé à l'encadrement déontologique desdits magistrats. BOURDIEU met en avant le fait que bien que le juge soit détenteur d'un capital juridique, qui lui confère une certaine et réelle autorité pour trancher les conflits, cette autorité implique, dans la justice pénale, des rapports de domination qui peuvent être mal perçus par les justiciables. [...]
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