Application de la loi pénale, loi pénale dans l'espace, infraction pénale, complicité de vol, recel, tentative de vol, enlèvement, vol aggravé, proxénétisme, homicide volontaire, condition de mauvaise foi, intention frauduleuse, abus de confiance, complicité par instigation, séquestration
En l'espèce, Monsieur TARGARYEN devait avoir pour mission de se procurer une voiture de sport volée qu'il aurait obtenue grâce à ses relations sur place. Finalement, il parviendra à la récupérer et aura même l'occasion de rouler avec jusqu'à l'entrée de la ville de Montpellier. Si on tient compte du modèle de la voiture et de sa puissance, on peut comprendre que celle-ci a été volée pour s'échapper plus rapidement de la fabrique nationale. Lors de sa remontée jusqu'à Madrid, Monsieur TARGARYEN a été arrêté par la police avec cette voiture. De jurisprudence constante, la Chambre criminelle de la Cour de cassation considère « qu'est une tentative manquée la tentative interrompue par l'intervention ou l'interposition des forces de police » (Crim. 2 février 1961, n°73-92.699 / Crim. 29 déc. 1970 et 19 juin 1979, n°79-90.526)
Par conséquent, en récupérant cette voiture de sport, Monsieur TARGARYEN a mis commis un commencement d'exécution et ne s'est pas désisté volontairement dans cette tentative, mais a été contraint de le faire par l'intervention des forces de police. De fait, la tentative est constituée à son égard.
[...] L'application de la loi pénale dans l'espace Le cas de Monsieur TARGARYEN 1. La complicité de tentative de vol aggravé La qualification de vol aggravé L'article 311-1 C. pénal prévoit que le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. L'art. 311-4-2 C. pénal prévoit que « le vol est puni de sept ans d'emprisonnement et de ? d'amende lorsqu'il porte sur : 3° Un bien culturel qui relève du domaine public mobilier ou qui est exposé, conservé ou déposé, même de façon temporaire, soit dans un musée de France, une bibliothèque, une médiathèque ou un service d'archives, soit dans un lieu dépendant d'une personne publique ou d'une personne privée assurant une mission d'intérêt général, soit dans un édifice affecté au culte. [...]
[...] En acceptant ces fonds et les conservant au préjudice de victimes, Monsieur BARATHON avait parfaitement connaissance de ce détournement et se trouvait de mauvaise foi. Par conséquent, l'infraction d'abus de confiance est caractérisée en tous ces éléments. Sur l'application de la loi pénale française : Monsieur BARATHEON a créé un site internet - constituant alors un moyen de communication en ligne - pour récolter des fonds dont il s'avère en réalité qu'il les aura détournés au préjudice de victimes de toute l'Europe. [...]
[...] Dès lors que l'infraction principale se commet à l'étranger, que l'acte de complicité est commis également à l'étranger et que Monsieur BARATHEON est de nationalité espagnole (donc étrangère), aucune disposition du Code pénal ne permet au juge français s'être saisi de l'affaire. 2. La qualité d'auteur d'homicide volontaire En l'espèce, l'infraction est commise au sein de la fabrique nationale de monnaie à Madrid et la victime s'avère être de nationalité française. On pourra envisager l'application de la loi pénale française en vertu du principe de personnalité passive prévue par l'article 113-7 du Code pénal. Celui-ci exige que l'infraction soit un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement au regard du droit français. [...]
[...] pénal dresse la liste des circonstances aggravantes parmi lesquelles figure : « 1° lorsqu'il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice, sans qu'elles constituent une bande organisée ; 10° Lorsqu'il est commis par une personne dissimulant volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée ». L'art. 311-8 C. pénal prévoit que « Le vol est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de euros d'amende lorsqu'il est commis soit avec usage ou menace d'une arme, soit par une personne porteuse d'une arme soumise à autorisation ou dont le port est prohibé ». L'art. 311-13 C. pénal prévoit que « la tentative des délits prévus au présent chapitre est punie des mêmes peines ». [...]
[...] De la même manière, l'article 113-7 C. pénal exige que les poursuites soient diligentées à la requête du ministère public et qu'il y ait une plainte de la victime ou une dénonciation officielle par l'autorité du pays où les faits ont été commis. En l'espèce, il ne fait aucun doute que des poursuites seront diligentées et dès lors que la victime est décédée, seule une dénonciation de l'Espagne pourra permettre d'appliquer la loi pénale française. Même si celle-ci venait à être appliquée, il semble difficile que l'Espagne décide d'extrader Monsieur BARATHEON pour qu'il soit jugé en France. [...]
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