Responsabilité des parents, devoir de surveillance, cohabitation, responsabilité civile, assurance, article 1242 du Code civil, droit de famille, obligation de surveillance, obligation d'éducation
En l'espèce, un enfant mineur a enflammé accidentellement de la paille avec un briquet qu'il avait trouvé alors qu'il séjournait en vacances chez son grand-père, défendeur au pourvoi. Cela a provoqué un incendie dans la ferme voisine ainsi que dans une propriété à proximité. Les propriétaires de la propriété endommagée et leur assureur, demandeurs au pourvoi, ont assigné en réparation les parents de l'enfant, leur assureur, l'enfant et le grand-père.
[...] La vraisemblance d'un régime sévère de responsabilité des pères et mères du fait de leur enfant Cette solution amène à une réflexion concernant son caractère contestable du fait des circonstances du dommage quant à la responsabilisation des parents En outre, elle traduit une approche ambiguë en adéquation avec la logique intrinsèque du statut parental A. Une solution contestable du fait des circonstances du dommage quant à la responsabilisation des parents La solution de notre arrêt est contestable du fait des circonstances du dommage. En effet, les parents sont tenus responsables du fait de leur enfant pour un manque de leur devoir de surveillance envers celui-ci. [...]
[...] C'est alors que l'on assiste à une autre précision par le refus de responsabilisation du tiers quant au dommage résultant du fait de l'enfant. B. Le refus de responsabilisation du tiers quant à son devoir de surveillance de l'enfant L'arrêt met en évidence le refus de responsabilisation du tiers quant à son devoir de surveillance de l'enfant. En effet, malgré le séjour chez son grand-père pour les vacances, les parents restent responsables de plein droit en vertu de l'article 1384 du Code civil (article 1242 nouveau). [...]
[...] Cour de cassation, chambre civile février 2004, n° 02-15.383 et n° 01-03.585 - La responsabilité d'un défendeur ayant la qualité de grand-père peut-elle être engagée sur le fondement d'une faute personnelle de surveillance ? Cass. 2e civ février 2004, n°02-15.383, 01-03.585, publié au Bulletin Par cet arrêt de cassation partielle du 5 février 2004, la 2ème chambre civile de la Cour de cassation rend une décision relative au devoir de surveillance des parents envers leur enfant et à sa transmission à un tiers. [...]
[...] Ainsi, cela pose une présomption de responsabilité des parents pour manquement à une obligation de surveillance ou d'éducation lorsque leur enfant cause un dommage. Cependant, déterminer la cohabitation comme critère de responsabilité reste complexe, d'autant plus que les conditions de minorité et de logement ne sont que des indices pour caractériser le devoir de surveillance qui incombe aux parents. Les difficultés d'interprétation liées à ce critère ne sont pas nouvelles comme la doctrine le dénonce. Effectivement, la jurisprudence a dû préciser sa définition. [...]
[...] Chabas disait même que l'éviction de la condition de cohabitation se mettait en place. En effet, des illustrations se retrouvent dans la jurisprudence comme nous le montre l'arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 8 février 2005 où la cohabitation n'avait pas cessé alors même que l'enfant vivait chez ses parents depuis l'âge de 1 ans. En outre, la loi du 4 mars 2002 cherchant à retoucher l'article 1242 voulait supprimer l'exigence de cohabitation, mais ne l'a pas fait. [...]
Bibliographie, normes APA
Citez le doc consultéLecture en ligne
et sans publicité !Contenu vérifié
par notre comité de lecture