OIT Organisation Internationale du Travail, politique sociale, relations professionnelles, tripartisme, droit du travail, protection sociale, emploi, travail, conventions collectives, néo-libéralisme, Traité de Versailles, ONU Organisation des Nations Unies, déclaration de Philadelphie, Convention de l'Organisation internationale du travail, liberté syndicale, expression syndicale, loi du 25 mars 1919, assurance sociale, protection des salariés, droit des salariés, droit syndical, BIT Bureau International du Travail, lutte contre la pauvreté, Guerre froide, égalité des chances, mondialisation, lutte contre les discriminations, sécurité d'un employé, engagements internationaux
L'élaboration de l'Organisation Internationale du Travail a été le fruit de différents facteurs. En effet, sans l'intervention de plusieurs personnages publics importants et l'incidence de certains événements marquants de l'Histoire, une législation sociale internationale aurait été difficile à mettre en place. Dès sa création, l'Organisation Internationale du Travail connaît une véritable expansion, période "d'âge d'or" de celle-ci. Néanmoins, l'essor de la mondialisation et la fin de la Guerre froide, notamment, sont source de fragilité pour cette institution unique tripartite.
[...] Les caisses des branches maladie, vieillesse, etc., fonctionnent en toute indépendance. À côté du régime légal de Sécurité sociale reposant sur le système Bismarckien, la protection sociale en Allemagne introduit plusieurs prestations familiales et sociales. L'OIT ayant élaboré énormément de conventions, il semble impossible de parler de chacune d'elle une par une. Cependant, force est de constater qu'à cette époque, peu de conventions sont ratifiées car elles sont trop spécifiques mais aussi parce qu'elles constituent des enjeux politiques et financiers importants pendant l'entre-deux-guerres. [...]
[...] L'OIT apporte une réponse en matière de législation sociale internationale fragmentée et inégalitaire. Les droits sociaux des nations les plus avancées et industrialisées sont censés servir de référence pour celles moins avancées, mais en réalité ces droits sociaux au bénéfice des pays industrialisés sont souvent qualifiés de "privilèges", tellement les situations et conditions de travail des travailleurs se dégradent. Bernard Thibault se demande donc, à juste titre, quel modèle prévaudra à l'avenir, si autant d'inégalités existent, et que l'OIT ne résout pas. [...]
[...] Ayant proposé plusieurs mesures de législation internationale sociale, le rôle de directeur du BIT revient à Albert Thomas, dirigeant socialiste français. Fasciné par les méthodes de productivité américaines, qui selon lui, seraient une véritable source de perfectionnement de l'organisation du monde du travail, Albert Thomas marque le Bureau International du travail de cette politique de productivité. Ainsi, il accorde à l'Europe une sorte de "statut de laboratoire social du monde". À titre d'exemple, huit des douze représentants des gouvernements au Conseil d'administration de ce bureau devaient être choisis par les membres dont le pays était le plus industrialisé. [...]
[...] On entend parler de la question sociale internationale pour la première fois à partir de 1818, lors du congrès de la sainte-alliance à Aix-la-Chapelle, en Allemagne : l'industriel gallois et socialiste utopiste Robert Owen demande l'adoption de mesures destinées à protéger et améliorer les conditions de travail des travailleurs et la création d'une commission sociale6. La question sociale est la prise de conscience au sein d'une société d'un risque de fracture qui suppose de rechercher des solutions visant à assurer sa cohésion7. Pour Robert Castel, la question sociale apparaîtrait au XIVe siècle. Ce terme prendra une dimension politique à partir des années 1830. Il n'existait auparavant le XIXe siècle aucune dimension internationale de la question sociale, uniquement nationale. [...]
[...] Membre important du parti socialiste français dès 1905, partisan de l'Union Sacrée, il rejoint le gouvernement de guerre en 1915 pour y être nommé ministre de l'Armement et des fabrications de guerre. Il travaille alors avec les industries mais aussi les syndicats pour assurer la production de machines pendant la guerre25. Le tripartisme ne lui est donc pas inconnu. Ces usages sont soumis au ministère de l'armement et des fabrications de guerres pendant la Première Guerre Mondiale26. La guerre favorise également la recomposition du mouvement syndical international. [...]
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