Que permet ce projet à terme ?

Le parc éolien en cause, le Revolution Wind, est en vérité développé conjointement par le géant danois Ørsted et Skyborn Renewables, un développeur, exploitant et propriétaire mondial d’éoliennes offshore. Ce parc, situé au large de la Nouvelle-Angleterre, dans le nord-est des États-Unis, plus précisément au large de Rhode Island, doit, à terme, approvisionner les États du Connecticut et de Rhode Island ; il était d’ailleurs attendu que ce parc commence à alimenter ces États en début de cette année.

Le parc éolien peut contenir 65 éoliennes, mais aussi 2 sous-stations également situées en mer. Il est attendu que ce parc produise 704 mégawatts au bénéfice de plus de 350 000 foyers. Cet approvisionnement s’inscrit dans la signature de contrats d’achat d’électricité de longs termes, portés à 20 ans.

La suspension récente du parc éolien intervient alors que celui-ci est annoncé comme achevé à près de 90%. Certaines sources, à l’image des chiffres annoncés par le Financial Times, précisent même que 58 turbines sont d’ores et déjà implantées sur le site offshore.

Pourquoi le projet a-t-il été suspendu ?

Le parc éolien en cause, le Revolution Wind, est en vérité développé conjointement par le géant danois Ørsted et Skyborn Renewables, un développeur, exploitant et propriétaire mondial d’éoliennes offshore. Ce parc, situé au large de la Nouvelle-Angleterre, doit, à terme, approvisionner les États du Connecticut et de Rhode Island ; il était d’ailleurs attendu que ce parc commence à alimenter ces États en début de cette année.

Suite à la suspension du projet, le géant danois du secteur énergétique a considéré que celui-ci est victime d’un « préjudice important » et qu’une action en justice doit être enclenchée afin de « protéger [ses] droits ». En ce sens, Ørsted a précisé avoir saisi l’U.S. District Court for the District of Columbia, c’est-à-dire la justice fédérale située dans la capitale américaine. À ce sujet, il est précisé que le groupe a requis une injonction préliminaire à l’endroit de l’ordre de suspension décidé par l’administration Trump et plus exactement au sujet du bail fédéral concerné.

Dans un communiqué, le groupe danois a fait savoir que le projet susmentionné a reçu l’ensemble des permis nécessaires en 2023 (aussi bien les permis délivrés par l’administration fédérale que par les administrations étatiques compétentes). Le groupe ajoute également que les examens ayant permis la délivrance de ces permis ont démarré il y a maintenant près de 10 ans. Différentes agences, dont le Bureau of Ocean Energy Management, avaient alors signé, à cette date, un record of decision ou ROD (qui constitue un document officiel et enregistré).

Cette nouvelle procédure judiciaire s’inscrit dans la continuité d’une précédente procédure qui avait eu lieu à l’été 2025. Souvenez-vous, le projet avait également fait l’objet d’une suspension avant que la reprise du chantier soit financement autorisée par un juge fédéral américain.

Une suspension commandée par la « sécurité nationale » selon l’administration américaine

C’est par une décision prise en date du 22 décembre dernier que le département américain a indiqué que 5 projets éoliens en mer, tous situés au large des côtes américaines du nord-est, font l’objet d’une suspension instantanée. Outre la suspension du projet Revolution Wind, l’on peut aussi noter la suspension de projets au large des États de New York, du Massachusetts et de la Virginie. Cette suspension, indique le Bureau of Ocean Energy Management, est prononcée pour une durée minimale de 90 jours, qui pourra faire l’objet d’une prolongation.

À l’appui de cette suspension de grande ampleur, l’administration américaine a précisé que celle-ci se justifie par ce qu’elle considère être un risque d’interférence radar (ou « clutter ») directement dû au mouvement effectué par les pales lors du fonctionnement des machines. Toutefois cet argument n’emporte pas l’unanimité notamment auprès des élus des États susmentionnés ; pour contrer cet argument, ces derniers renvoient finalement aux évaluations effectuées dans le cadre de la délivrance des autorisations d’exploitation. Notons ici qu’Ørsted n’est pas la seule entreprise à avoir décidé de saisir la justice américaine puisqu’une autre procédure a été actionnée par la Coastal Virginia Offshore Wind.

Cette nouvelle suspension intervient alors que le président américain, Donald Trump, est farouchement opposé à l’éolien. Ce dernier considère en effet que ce secteur de l’énergie « tue les oiseaux » et les animaux marins, et ne servirait à rien d’autre qu’à « bousiller le paysage ».

La suspension du parc éolien d’Ørsted n’est donc pas la seule, et à ce sujet il est sûrement intéressant qu’elle intervienne alors que d’autres projets ont fait l’objet de gel quant à la délivrance des permis, ainsi que des réductions de financements de la part du gouvernement fédéral américain. Reste pour l’heure à attendre la décision de la justice.

Références

fr.euronews.com

bfmtv.com

bourse.fortuneo.fr